FERMER

CONTACT
Adresse e-mail invalide
0/500 caractères

Je suis intéressé(e) par les éditions suivantes :

FERMER

AJOUTER AU MOODBOARD

Champs requis

Cette fonctionnalité est exclusivement réservée aux architectes, architectes d’intérieur et autres prescripteurs disposant d’un compte A@W Xperience approuvé.
Êtes-vous architecte ? Connectez-vous ou inscrivez-vous pour continuer.

SÉLECTIONNEZ VOS PAYS PRÉFÉRÉS

Sélectionnez d'autres pays que vous souhaitez suivre

Votre pays par défaut est Royaume-Uni.

Language picture bigLanguage picture small

SÉLECTIONNEZ VOTRE RÉGION

Austria

Belgium

Czech Republic

France

Germany

Italy

Luxembourg

The Netherlands

Poland

Portugal

Scandinavia

Spain

Switzerland

United Kingdom

Other European countries

Other Eastern European countries

HORS EUROPE

North America

Latin America

Africa

Asia

Middle East

25AWX_Banner_Inspiration_V7.png
POINT OF VIEW

Architecture solaire : le modèle Sunsoak Design

Date de parution : 12.05.2026

Mister Emma - Archi Urbain

À l’heure où les villes cherchent des réponses rapides, visibles et efficaces à la transition énergétique, Sunsoak Design défend une idée simple : le solaire ne doit plus être un ajout discret posé en fin de chantier, mais un véritable geste architectural. Depuis dix ans, son fondateur Jean-Didier Steenackers développe, à Bruxelles et à l’international, une approche qui transforme les dispositifs photovoltaïques en structures expressives, capables à la fois de produire de l’énergie et de redessiner un bâtiment, une façade ou un espace public. Pour ARCHITECT@WORK Brussels, Mister Emma l’a rencontré. 

Sunsoak Design fête ses 10 ans. Comment est née cette idée de “machines solaires” ?

Pendant longtemps, l’architecture a surtout consisté à se protéger des éléments. Aujourd’hui, il faut aussi apprendre à les capter. La “machine solaire”, ce n’est pas seulement du photovoltaïque : c’est une nouvelle génération de systèmes où l’énergie devient expressive. On ne part plus d’un toit disponible, mais d’un gisement solaire, d’un site, d’une forme optimale de captation qui dialogue avec l’architecture. Ces structures sont souvent plus puissantes qu’une installation classique, tout en étant rapides à mettre en œuvre et peu intrusives.

Sunsoak 1
©

Andrey ART

Bâtiment « Science Gateway » du CERN

Très vite, vous avez collaboré avec de grandes agences internationales. Comment cela s’est-il construit ?

Il existe en Europe deux grands foyers de l’architecture solaire, et la Belgique en fait partie. C’est ce qui m’a frappé lorsque je travaillais à Paris. En revenant ici, j’ai commencé à faire le lien entre cette expertise belge et de grandes agences à Londres, Paris ou Amsterdam. Avec le temps, des relations de confiance se sont nouées, notamment avec les équipes de Jean Nouvel, Shigeru Ban ou Renzo Piano. C’est d’ailleurs lors du développement du CERN Science Gateway que l’expression “machine solaire” s’est imposée. J’ai alors compris qu’il fallait créer Sunsoak Design pour accompagner cette demande nouvelle : intégrer la technologie dès le geste architectural.

Vous travaillez à l’international, mais aussi en Belgique. Y a-t-il un projet emblématique ici ?

Oui, la rehausse solaire de la place Rogier, réalisée avec Ney & Partners. C’est un projet dont je suis fier, parce qu’il répondait à un manque d’identité dans un contexte urbain très fort. Nous avons proposé un couronnement solaire visible, élégant, orienté au sud. C’était aussi un défi réglementaire, car ce type d’intervention n’entre dans aucune case classique de l’urbanisme. Mais il montre qu’on peut apporter à un bâtiment existant une mise à jour énergétique rapide, puissante et architecturale. Aujourd’hui, nous essayons de reproduire ce modèle ailleurs à Bruxelles, notamment avec Central Plaza ou encore à l’ULB.

Botasolar 4
©

Filip Dujardin

Botasolar

Comment voyez-vous l’avenir ?

Le vrai changement ne sera pas seulement technologique, il sera aussi comportemental. Tant que le solaire reste un supplément que l’on ajoute en fin de projet pour cocher une case, on rate l’essentiel. Il faut inverser la logique : capter d’abord les ressources locales - soleil, géothermie, vent - puis composer une architecture qui s’y accorde. L’énergie devient alors un sujet de conception. Avec les tensions géopolitiques actuelles, la question est aussi celle de notre dépendance et de notre hypercentralisation. Produire localement, répartir les ressources, redonner aux usagers un rôle actif : tout cela relève désormais autant de l’architecture que de la technique.

Vous publiez aussi un livre, Solar Machines.

C’est une manière de transmettre ce que j’ai vu et appris au fil des années auprès de grandes agences européennes. Le livre rassemble des entretiens, des références, des récits de conception. Il est accompagné de capsules vidéo qui prolongent cette réflexion sur l’architecture solaire.

Botasolar 5.jpg
©

Filip Dujardin

À travers Sunsoak Design, Jean-Didier Steenackers défend une conviction forte : la transition énergétique ne se jouera pas seulement dans les chiffres, mais aussi dans les formes. Et si le solaire est appelé à transformer durablement nos paysages bâtis, encore faut-il lui donner une ambition architecturale. Il en sera question sur la scène de l’événement ARCHITECT@WORK Brussels, où Jean-Didier Steenackers interviendra le mercredi 20 mai 2026 à 15h00.

Jean-Didier Steenackers - ok.jpgagreybackground.png

Jean-Didier Steenackers