La main, notre connexion sensible avec le monde
Imaginer un autre monde que le nôtre, c’est commencer par observer, sentir, ressentir, comprendre ce qui nous entoure, relever les détails, afin de créer une rencontre sensible avec le lieu.
Imaginer un autre monde réel, c’est intégrer de multiples paramètres complexes, c’est emboîter les volumes, les réseaux de commandes et les flux et tensions des forces, et tout cela au service d’une exécution qui respecte la sensibilité de la réponse.
Ces deux penseurs du monde de demain ont en commun leur sensibilité par le dessin : soit à la rencontre d’un lieu (Antoine Daudré-Vignier), soit pour imaginer leur projet et le faire exécuter (Harrison).
Le lien ineffable entre la main et la pensée chez un rêveur du monde de demain est perceptible dans les dessins de ces deux créateurs où s’inscrit, dans la sensibilité des œuvres de chacun, le temps.
Ce temps qui permet les tensions nécessaires à l’élaboration d’un chemin, calque après calque, trait après trait, vers une solution sensible.
Dans un monde où l’on nous promet une création automatisée, instantanée et déshumanisée, sentir sur le papier la qualité de la réflexion et l’implication des sens sera la meilleure réponse.
Laissez-vous porter par l’envie de briser votre clavier, de fracturer votre souris et de reconnecter votre pensée à la sensibilité du monde grâce à la main.



